Cie du Matamore - ArlequinDe Carlo Goldoni

 

Plus de 800 représentations à Paris, en province et à l’Etranger (Afrique de l’ouest, Afrique centrale, Italie...)

 

 

 

Notes

En 1745, Antonio Sacchi, l’un des plus grands Arlequins de l’histoire, demande à Goldoni de travailler à l’adaptation d’un canevas dont l’origine remonte à 1718 et qui était joué par Luigi  Riccoboni et les italiens de Paris. La pièce connait par la suite des fortunes diverses car tous les interprètes n’étaient par du niveau de Sacchi. Ce qui obligera Goldoni, en 1753, à rédiger une version complètement écrite de l’œuvre en s’inspirant le plus possible des trouvailles scéniques de Sacchi. La pièce est scellée et connait depuis un succès qui ne s’est jamais démenti.

C’est une pièce magnifique entièrement dédiée à l’invention et au jeu théâtral. La particularité majeure de cette œuvre repose sur le fait qu’elle marque à la fois le couronnement et la fin de la Commedia Dell’Arte  pour l’auteur. En effet, au moment ou il rédige la pièce, Goldoni  s’est déjà engagé sur la voie de comédies de caractères entièrement écrites et ne laissant plus libre court à l’improvisation. Comme le remarque Mario Baratto dans son livre  “ le serviteur de deux maîtres est une sorte d’hommage tardif, attendri et en même temps détaché, à une forme de théâtre que l’auteur a dépassé mais dont il a beaucoup appris ... Le sujet de la pièce, c’est la commedia dell’arte elle même : un univers de fiction, évoqué et manié avec la lucidité d’un bilan définitif.

Tout n’est qu’illusion, théâtre. Et malgré tout, on ne peut s’empêcher de voir à travers Arlequin, précurseur du Charlot des “ temps modernes”, l’archétype du crève-la-faim de toujours, condamné à l’invention perpétuelle pour survivre. L’ordre des choses a peu changé. Les masques d’hier nous parlent encore aujourd’hui et Pantalon, le Docteur, Brighella et Arlequin peuplent encore nos villes. La mise en scène met en évidence cette filiation. Le tout, dans le plus grand respect du style de jeu imposé par le masqué italien. A savoir du divertissement avant tout. 

 

La traduction

Dans l’original italien, tous les personnages parlent un dialecte correspondant à leur ville d’origine. Ainsi, si Pantalon utilise le vénitien, Arlequin  lui ne s’exprime qu’en bergamasque. C’est pourquoi, pour éviter de tomber dans le piège des particularismes régionaux qui ne trouvent plus d’échos en France et pour proposer une adaptation contemporaine de la pièce, nous avons traduit l’original en portant notre effort sur les différents registres de langue utilisés par les personnages en tenant compte de leurs origines sociales. Ainsi, le professeur Lombardi et son fils emploient-ils un langage poussiéreux et ampoulé, Pantalon, en bon artisan qui a réussi, n’hésite pas à tutoyer son monde et Arlequin et Brighella parlent le langage de la rue.

 

 

Cie du Matamore - Arlequin

Les costumes

Les costumes sont contemporains. Le professeur et son fils  sont en smoking. Pantalon porte une redingote. Clarice, une jolie robe de fille à marier. Florindo et Béatrice sont en fuite et voyagent. Cela se voit. Sméraldine est une jeune fille de maison. Brighella est cuisinier. Arlequin porte une vieille salopette de peintre, clin d’œil au passé et à sa nouvelle condition de travailleur des temps modernes.

 

 

Le décor

Un praticable en bois de forme trapézoïdale incliné. Deux valises, une malle, un lampadaire, une chaise, un tonneau, de la vaisselle. Tout se fait à vue. Il n’y a pas de coulisses. La pièce se joue entière sur le praticable.

 

Mise en scène - Serge Lipszyc

Traduction et adaptation - Jean-Marc Culiersi, Serge Lipszyc

Décors et costumes - Cie du Matamore

Masques - Pierro Summa

Lumières - Jean-Louis Martineau

 

Bruno Cadillon : Florindo

Gérard Chabanier : Le docteur, un garçon

Juliane Corre : Sméraldine

Jean-Marc Culiersi  ou Stéphane Gallet : Sylvio, un garçon

Valérie Durin : Béatrice

Lionel Muzin : Pantalon

Serge Lipszyc : Brighella

Isabelle Gouzou ou  Anouch Paré : Clarice, un garçon

Henri Payet : Arlequin

 

 

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