Que d'espoir !
de Hanokh Levin
Andromaque
de Racine
La Nuit des Rois
de William Shakespeare
Arlequin, serviteur de deux maîtres
de Carlo Goldoni
Trois Sœurs
d'Anton Tchekhov
Café frappé
Textes et mise en scène de Gérard Chabanier
Un Platonov
d'Anton Tchekhov
Que d'espoir !!!

C'est bien le cri qu'on lancerait du fond du coeur devant les réalités de la vie. C'est ce qu'a fait l'auteur israélien Hanokh Levin pour qui l'optimisme n'était pas une spécialité.

Sous ce titre, on retrouve, réunis, ses textes courts et chansons qu'il a écrits pour ses cabarets satyriques. Distillant à merveille l'art de l'humour noir, s'attaquant de front à la bêtise humaine, il égratigne d'un verbe joyeux, inventif et survolté le monde moderne, la politique, la guerre... Il utilise le rire comme arme de dissuasion. C'est grinçant et jubilatoire.

Serge Lipszyc a décrit cet univers avec une grande intelligence. Son travail est admirable. Il nous plonge à la lisière du cauchemar et du conte pour enfants pas sages. Tout se passe sur une sorte de tour de Babel faite de bric et de broc. Elle est posée sur un socle tournant, évoquant le manège de la vie. Tout se passe sur cet espace réduit dans lequel les comédiens « entassés » se meuvent. Comme les pantins d'une boîte à musique, ils jouent, dansent et chantent leur partition. Entre un jeu grotesque et réaliste, toujours sincère, ils réalisent une excellente prestation. A ne pas manquer !

Pariscope / Coup de coeur

semaine du 4 au 10 novembre 2009

 

 


 

Pour "Que D'espoir!' Serge Lipszyc a pris te parti de mettre en scène des cabarets politiques, des sketches et des chansons d'Hanokh Levin. Souvent cyniques, parfois désespérés, grotesques jusqu'à l'absurde, mais toujours hilarants. Neuf comédiens — tous excellents -seuls ou à plusieurs interprètent successivement les sketches et les chansons.

Serge Lipszyc a eu la belle idée d'un plateau rond tournant comme un manège. Sur ce plateau, l'hétéroclisme et le piteux état de l'apparence des comédiens n'ont rien à envier à ceux des objets qui les entourent.

Le rythme de la mise en scène et la scénographie de Sandrine Lamblin, accentués parte bel éclairage de Jean-Louis Martineau, donnent une vision kaléidoscopique de l'ensemble, communiant ainsi au plus près avec la diversité des regards et de l'imaginaire d'Hanokh Levin.

L'écriture de l'auteur israélien agit tout à la fois comme un loupe et un miroir.

Loupe, lorsque grossissant les vices régnants dans les petites cellules humaines — famille, amis, voisins — elle nous révèle l'hypocrisie et la petitesse des lois soit disant vertueuses de la domination et comment elles se sont infiltrées dans notre quotidien à en devenir si banales et si grosses que l'on ne les voit plus.

Miroir, reflétant bien sûr notre condition, et dans un même temps déformant en une grimace, ce qui pourrait nous sembler être la réalité, voire la vérité. Si la grimace de la bêtise nous fait rire, celle sous-jacente de la bête nous inquiète! Tout comme Molière, Hanokh Levin nous invite par un éclat de rire à une éclatante vision du singulier éclairant l'universel.

Guy Flattot les coups de coeur de Mr Guy

Studio Théâtre Laure Adler - France Inter

le 7 nov 2009

 


 

Serge Lipszyc a décrit cet univers avec une grande intelligence. Son travail est admirable. Il nous plonge à la lisière du cauchemar et du conte pour enfants pas sages.

A ne pas manquer !

Marie-Céline Niviere

Pariscope

 


 

Souvent cyniques, parfois désespérés, grotesques jusqu'à l'absurde, mais toujours hilarants. Neuf comédiens — tous excellents - seuls ou à plusieurs interprètent successivement les sketches et les chansons.

Guy Flatto

France inter - Studio theatre

 


Ils sont neuf interprètes en scène, magnifiquement dirigés par Serge Lipszyc, dans un décor surréaliste doté d'un grand pouvoir évocateur. Il est signé Sandrine Lamblin. À l'instar des écrits de Hanokh Levin, ce décor résume parfaitement ce qu'est le destin du monde anthropocentrique : un radeau de la méduse.

Jean-Marc Stricker

Radio Aligre


 

L'humanité n'est plus seulement en déroute : elle est bel et bien perdue. Or voici qu'on constate qu'après l'apocalypse, l'humour au vitriol d'Hanokh Levin agit toujours. Quelle fichue bonne nouvelle ! Que d'espoir !

Catherine Richon

Fluctuat.net

 

 


Les acteurs forment une si belle troupe, cavaliers de chevaux à langue de bois, sur ce manège désenchanté. La mise en scène baroque, fellinienne de Serge Lipszyc enroule ses comédiens dans le barbelé de mots cisaillant, les blessent puis les dénouent, avec cruauté puis douceur, permettant ces alternances d'émotion, de rire, de fous-rires et de révélations.

Sublime moment de vie et de poésie, de théâtre et d'exception: une réussite totale.

A voir très vite.

Marie Ordinis

Le blog

 

 


 

Nous saluons l'admirable travail de Serge Lipszyc et des neuf comédiens qui s'accordent parfaitement dans ce ballet à trois dimensions. Équilibré, entre comédie et drame, servi avec énergie, le spectacle est d'abord un divertissement où l'on s'amuse, avant le reflux du questionnement métaphysique.

Sandrine Gaillard

Froggy Delight

 

 


 

A travers des lumières ocres perçant le brouillard des fumigènes, on entre dans le spectacle tout doucement, histoire de se mettre en jambes, de s'habituer à un univers loufoque, un humour parfois potache, une bonne vulgarité des familles, avant de plonger dans la contestation politique, la satire, l'ironie glacée, sans pardon, sans foi ni loi.Les neuf comédiens installés sur un plateau tournant, sorte de radeau de la méduse pour un monde en perdition, sont remarquables.

Martine Silber

 

 


 

Laissez vous séduire sans limites par ce spectacle décapant et grinçant à souhait.

Michèle Levy-Taieb

Actualité Juive

 

 


 

Face à une atmosphère qui assomme et aux questions majeures posées dans cette oeuvre, combien de talent faut-il pour parvenir à mettre en scène un tel texte avec ampleur, rythme et justesse sans décompression pour le public ! Défi hautement relevé et gagné par Serge Lipzyck dont la culture notamment picturale s'impose avec évidence. Sens de l'architecture, du clin d'oeil et de l'humour. Maître d'oeuvre éclairé d'une oeuvre difficile mais forte, capable de faire naître chez ses comédiens, parfaitement accordés les uns aux autres et à l'esprit du texte, l'art de la jubilation, de la dérision, de la bouffonnerie au service de la pensée tendre et profonde, fût-elle masquée car pudique et blessée.

Marie-Josée Pradez

La Théatrothèque

 

 


 

Serge Lipszyc imagine une mise en scène forte, d'une dimension esthétique qui a l'air de n'avoir rien en commun avec le texte et qui, pourtant, nous le rend évident. Il apporte un monde onirique à ce grand carnaval, où les jeux omniprésents de la lumière, des décors et de la musique concourent à créer un univers étrange. La scénographie à étages et plateau tournant évoque le goût de l'amusement en même temps qu'elle impose un espace de jeu étriqué. Elle suscite excès euphorisants et promiscuité angoissante. La lumière se tamise, aime les ombres, se plaît à tromper l'oeil, alors que les comédiens débordent de joie. Quant à la musique, sourde et profonde, elle agite imperceptiblement les parois de nos ventres.

Claire Neel

Les trois coups

 

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